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L’UCA participe à la naissance des Navettes Autonomes

Publié le 9 février 2018 Mis à jour le 9 février 2018
Date(s)

le 9 février 2018

Un texte de la Minute Recherche par Michel Dhome et Eric Royer (Institut Pascal) Depuis nombreuses années, l’Institut Pascal (Unité Mixte de Recherche UCA/CNRS/SIGMA), travaille sur différents capteurs pour le développement de systèmes d’aide à la conduite automobile tels que la détection de franchissement de lignes blanches, la régulation de la distance au véhicule qui précède, etc., avec les grands noms du domaine automobile que sont PSA, RENAULT, DAIMLER-BENZ…

Depuis nombreuses années, l’Institut Pascal (Unité Mixte de Recherche UCA/CNRS/SIGMA), travaille sur différents capteurs pour le développement de systèmes d’aide à la conduite automobile tels que la détection de franchissement de lignes blanches, la régulation de la distance au véhicule qui précède, etc., avec les grands noms du domaine automobile que sont PSA, RENAULT, DAIMLER-BENZ…

Afin que les automaticiens du laboratoire trouvent également un terrain expérimental, l’Institut Pascal a décidé de s’orienter vers la « conduite autonome ». Ainsi, la plateforme PAVIN (Plateforme Auvergnate pour les Véhicules INtelligents) a vu le jour. Il s’agit de reproduire, sur le campus des Cézeaux et sur une surface de 5000 m2, un environnement urbain avec façades, feux tricolores, rond-point, passages piéton, etc., afin de tester intensivement et en vraie grandeur les travaux visant à la « conduite autonome ».

Dans ce contexte, l’Institut Pascal a lancé alors une thèse de doctorat dont l’objectif est d’utiliser une simple caméra vidéo comme moyen de pilotage. À l’instar d’un automobiliste qui découvre pour la première fois un trajet, l’idée est de repérer, dans la vidéo acquise lors du parcours initial du trajet à rejouer en mode automatique, tous les points remarquables de l’environnement permettant lors des passages suivants d’estimer précisément sa position.

Les avancées scientifiques récentes réalisées à l’Institut Pascal concernent l’évitement automatique des obstacles présents sur la trajectoire de référence, la robustesse de la technologie proposée face aux variations climatiques (jour, nuit, soleil, pluie, etc.) ainsi que les modifications d’apparences de l’environnement (croissance végétale, changement du mobilier urbain, présence de véhicules stationnés au voisinage, etc.).

Pour valoriser cette avancée scientifique, l’Institut Pascal s’est tourné vers le pôle de compétitivité ViaMéca. Ce dernier est à l’origine de la constitution d’un consortium réunissant l’Institut Pascal, le LAPSCO, des PME locales innovantes (Apojee, Exotic system) et la société des Automobiles Ligier pour la réalisation d’un prototype de petit bus électrique. Il s’agit de proposer un mode de transport propre et intelligent (sans chauffeur), sorte « d’ascenseur horizontal » dédié aux déplacements dits du dernier kilomètre, permettant la réalisation d’applications nouvelles ambitieuses telles que la déserte automatique d’un hôpital ou d’un terminal d’aéroport à partir d’un parking éloigné, la visite autonome de sites touristiques, l’aide aux personnes à mobilité réduite dans les zones piétonnes...

Actuellement, cette navette autonome est produite en série dans les ateliers des Automobiles LIGIER à Vichy et au cœur d’expérimentations dans le monde entier.

Ce projet est récemment entré en phase de maturation à la SATT Grand Centre (Société Accélératrice de Transfert de Technologie) pour aider le laboratoire à porter le logiciel développé au standard du monde industriel afin de faciliter le transfert de la licence d’exploitation du brevet associé.