« Placer l'égalité professionnelle et la diversité au coeur de la politique des ressources humaines »

L’objectif du MESRI en 2019

L’omniprésence du plafond de verre

Dans la fonction publique et plus particulièrement dans les universités des phénomènes de plafond de verre persistent : « Au plus on monte dans la hiérarchie des postes universitaires au moins les femmes y sont présentes » (Dossier SNPTES : Chanal & Hedjerassi, 2019).

Ces « barrières invisibles artificielles, créées par des préjugés comportementaux et organisationnels, qui empêchent les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités » (BIT, 1997) existent également à l’UCA.

 

Figure 1. Répartitions genrées dans les postes de direction (Oct. 2020)

Figure 2. Répartitions genrées à l'UCA (Octobre 2020)

 

L’UCA s’engage à réduire les inégalités et à promouvoir un égal accès des femmes et des hommes aux différents postes, grades et emplois et un égal traitement.
 

Les stéréotypes : s’informer

Les stéréotypes de genre correspondent à des idées partagées et véhiculées par la société et tout un chacun, sur ce que l’on attend du comportement, de l’attitude, et de la personnalité d’un homme et d’une femme. Ces représentations sont le fruit d’une construction sociale et nous n’en avons pas toujours conscience.

Tout comme nous associant les attributs de la baguette, du béret, de la bouteille de vin rouge, au français typique, nous associant des caractéristiques précises aux femmes et aux hommes (Figure 1). Dans le domaine de l’enseignement supérieur, ainsi que dans les entreprises notons qu’il persiste un effet : celui du « Think Manager Think Male » (Schein, 1973 ) : ainsi, dans la perception générale le manager c’est la personne qui possèdent des caractéristiques masculines (ie. Agentiques). L’ensemble de ces stéréotypes sont omniprésents dans notre quotidien et sont continuellement véhiculés depuis notre enfance (au travers des attentes de nos enseignant·e·s, de nos camarades, de nos parents, au travers des médias…). Or, à force d’y être confronté·e·s nous en sommes influencé·e·s et nous internalisons certains d’entre eux (ex. une femme peut appréhender de faire un créneau devant une assemblée d’hommes, et, un homme peut appréhender de préparer un repas devant une assemblée de femmes).











Figure 3. Les caractéristiques couramment attribuées aux femmes et aux hommes

Nous sommes toutes et tous soumis à ces stéréotypes, et ceux-ci influencent nos jugements ! Vous êtes également concerné·e. Vous en doutez, vous ne vous sentez pas influencé·e ? Passez le test IAT pour prendre connaissance de votre niveau d’adhésion à ces stéréotypes auxquels nous sommes confronté·es au quotidien.





Des stéréotypes véhiculés dans les campagnes de recrutement



 


 

Les biais cognitifs : s’informer

Les biais cognitifs ce sont des "raccourcis" pris par notre cerveau et qui influence notre perception de notre environnement et notre adaptation subséquente à celui-ci

Pour traiter le monde qui nous entoure dans toute sa complexité, notre cerveau, limité dans ses ressources, fait des déductions et nous réagissons à partir de celles-ci. Ainsi, nous sommes soumis à un grand nombre de biais (codex des biais cognitifs, 2016). En effet, notre cerveau se saisit de tous les indices dont il dispose pour faire une déduction, interpréter la situation et ainsi proposer une réponse la plus adaptée possible au regard des éléments dont il dispose. Parmi les indices à sa disposition, les stéréotypes prennent une place conséquente et sont facilement accessibles.

Figure 4. Des stéréotypes véhiculés dans les campagnes de recrutement
Dans la vie professionnelle aussi, les biais cognitifs nous trompent parfois. Il s’agira d’y être vigilant·e·s et de considérer l’ensemble des indices à disposition ou de prendre des précautions si nous ne disposons pas de toutes les informations.

Des travaux sont menés à l’UCA autour de la théorie de la justification du système (Jost, Banaji & Nosek, 2004). La première vidéo ci-dessous fait l’état des lieux de la situation sexiste au XXIème siècle et reprend notamment les travaux d’une chercheuse du LAPSCO (laboratoire CNRS de psychologie sociale) à l’UCA.

 


 

Le 11 février, la Journée Internationale des Femmes et des Filles de Science met à l’honneur la place des femmes dans le monde scientifique !