January in School - Alexis Brunet
Erasmus in School (EiS) est un projet d’
ESN qui consiste à réaliser des courtes interventions dans des établissements scolaires pour présenter la mobilité européenne, l’Europe et permettre la découverte de nouvelles cultures. Pour accentuer cet aspect culturel, je souhaitais que les écoles ou lycées où j’allais intervenir me remettent des cartes postales à déposer auprès des autres établissements.
Mais avant de communiquer avec les associations, il s’agissait d’abord de choisir les villes où j’allais m’arrêter. L’occasion d’un ticket d’avion pour 55 euros avec valise entre Prague et Oslo s’est présentée à moi. Je n’avais plus qu’à envisager le parcours à réaliser. Par « réaliser », j’entends rentrer à Olomouc, à l’Est de la République Tchèque, où j’effectue ma mobilité Erasmus+. Göteborg et Copenhague ont été vite placées, puis Hambourg et Berlin. Je ne voulais pas traverser la République Tchèque en passant par Prague donc j’ai décidé d’aller en Pologne. J’ai choisi Katowice, une ville post-industrielle proche de la frontière tchèque, entre Wroclaw et Krakow.
Une fois le tracé déterminé, il fallait maintenant que je planifie le budget et la durée de mon voyage. Des haltes de deux nuits par ville me paraissaient être un bon compromis : je pensais pouvoir trouver un endroit où dormir gratuitement sans déranger longtemps mon hôte. En plus, cela me laissait une journée complète pour potentiellement réaliser un Erasmus in School, rencontrer la section locale ESN et visiter la ville sans transporter ma valise. Pour Katowice par contre, j’ai décidé de planifier une seule nuit, la ville étant à moins de deux heures en bus d’Olomouc, je pouvais y retourner facilement.
A la réservation des transports, j’ai pris conscience que j’allais effectuer 2000 kilomètres à travers l’Europe en 11 jours. Je ne savais pas où j’allais dormir et si je pourrais rencontrer la section locale ou réaliser un Erasmus in School. J'ai donc contacté les sections locales d'ESN. Dans l’attente des réponses, je me suis rapproché du Bureau National d’ESN Czech Republic pour leur proposer de participer à ce projet.
Deux semaines avant mon départ, les premières réponses des sections ESN ont commencé à arriver. Deux problèmes majeurs sont survenus dans les pays nordiques : Les établissements scolaires nécessitent trois mois pour traiter toutes demandes d’interventions, donc impossible de réaliser un Erasmus in School. La deuxième étant qu’il n’est pas commun dans leur culture, d’accueillir un inconnu à son domicile. Pour Oslo, j’ai eu la chance d’être hébergé par un membre de l’association locale, étudiant américain en mobilité. Concernant Göteborg et Copenhague, grâce à des groupes Facebook, j’ai contacté des expatriés francophones chez qui poser mes affaires. Même s’il n’a pas été possible d’intervenir dans une école pour parler de la mobilité européenne, j’ai pu rencontrer les sections locales.